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Historique de l'Atelier

Historique de l'Atelier

Atelier des Arts de Saint Romans. Une histoire en trois temps !

En 1985, Marie Thérèse Rosiak organise à Saint-Romans une exposition de peinture et de sculpture dans une salle de l'ancienne école maternelle (actuellement occupée par le secrétariat de mairie). Plusieurs Saint-Romanais acceptent d'y participer : sa fille Martine, MM. Courbon et Nicoud, Melle Becker et Mme Guillermet.

A l'entrée de l'expo, une petite pancarte, discrète, demande : « Qui aurait envie de prendre des cours de dessin et de peinture ? »

Plusieurs personnes semblent intéressées. Parmi elles, ... Josette Marrel.

Un an plus tard, une demi douzaine de personnes suivent des cours de dessin avec Anne Sarrazin.

Fin 87, des artistes confirmés comme Elisabeth Bourgeat « Betty », ou encore, Rita Vogelsinger, rejoignent le groupe. Ensemble elles décident de créer l'Atelier des Arts de Saint-Romans (association loi 1901). Les statuts sont déposés en préfecture le 1er mars 1988... il y a donc tout juste vingt ans, un mois et 17 jours. (Le nombre d'heures n'est peut-être pas indispensable !)

Marie-Thérèse Rosiak assure la présidence, Josette Marrel la vice-présidence. Rita Vogelsinger devient secrétaire, Elisabeth Bourgeat secrétaire adjointe, Antonio Jimenez prend la responsabilité de la trésorerie et Martine Jimenez se voit promue trésorière adjointe. Et c'est parti mon kiki. L'année picturale 87/88 se déroule avec des cours de dessins placés sous la houlette de Anne Sarrazin.

Pour marquer la fin de cette première saison, une exposition est organisée au musée de Beauvoir-en-Royans. La presse s'en fait l'écho.


Pour la petite histoire, celle qui est souvent la plus intéressante, Marie Thérèse jubilait ce jour là à Beauvoir. Ne le répétez pas : quelques mois plus tôt, elle était allée frapper à diverses portes qui s'étaient à peine entrebâillées. « Faire venir les Beaux -Arts à la campagne ? Quelle idée ! » « Tout juste si on ne m'a pas ri au nez ! » se souvient-elle.

Têtue, Marie-Thé tournait et retournait dans sa tête cette idée devenue une obsession : elle ferait venir les Beaux-Arts à la campagne. Non mais ! Elle se souvient amusée :

« Honnêtement, la municipalité, même si elle nous encourageait, ne croyait pas trop au début à la constance de ces « barbouilleurs ».

Gentiment, on leur avait prêté la salle de l'ancienne école qui servait de local au club « Notre rocher ». Mais rapidement elle s'avéra trop petite.

Septembre 88. Les choses se précisent, s'organisent. Deux cours sont créés, l'un de peinture à l'huile avec Françoise Melchion, élève de Blanc Brude qui, soit dit en passant, était venu en personne assurer le premier cours, à la demande de... Marie Thérèse bien sûr ; l'autre, un cours de peinture sur soie animé par Josette Marrel. A la fin de cette première année un bilan prometteur pouvait être tiré : en plus des deux cours, des sorties peinture en plein air, une exposition, et la visite du Musée d'Orsay à Paris en collaboration avec les Beaux- Arts de Grenoble avaient été organisés. Pas mal non ?

« Très sérieusement, mais toujours sans nous prendre au sérieux, nous avons continué sur notre lancée ». Afin de transmettre des connaissances et savoirs faire aux autres adhérents, Marie Thérèse et Josette Marrel se forment aux Beaux- Arts de Grenoble. Dessin et huile pour Marie Thérèse, modèle vivant et aquarelle pour Josette.

Et pendant ce temps là... La Méditerranée -pardon !- le nombre d'adhérents augmentait régulièrement à chaque rentrée, passant d'une quinzaine en sept 88, à une trentaine en sept 89, 56 en 90, 84 en 91. Il fallut alors se résigner : soit dédoubler les cours soit pousser les murs. Devinez la solution choisie !

En 1990, Jean Claude Matras, avec l'aval de son conseil municipal, octroie à l'association plusieurs salles dans un vieux bâtiment proche de celui occupé actuellement par l'Atelier. Depuis, les locaux de la place du Molleron ont été convertis en logements.

Amusées, Marie Thérèse et Josette évoquent le froid malgré les radiateurs, les conditions de travail rocambolesques, les fous rires, les expéditions en plein air... C'était la belle époque !

1991. Durant 7 ans, Marie Thérèse a porté l'atelier à bout de bras. Après lui avoir donné son impulsion, avec toute l'énergie qu'on lui connaît, elle décide de passer le relais, heureuse, et fière, d'avoir enfin amené ces sacrés Beaux- Arts à la campagne. (Non mais !) Elle pourra désormais consacrer plus de temps à sa propre peinture dans son atelier.

1992. Josette Marrel accepte d'assumer la présidence.

Une des particularité de l'Atelier est que ses adhérents ne se prennent pas au sérieux, ce qui ne les empêche pas de travailler sérieusement, mais aussi, ce qui les incite à ne pas laisser passer une occasion de s'amuser.

Ainsi les passations de pouvoir offrent-elles des occasions inoubliables de faire la fête.

L'atelier poursuit donc son développement avec une nouvelle présidente. Les cours courent, les formateurs forment et les intervenants interviennent, et le succès de l'exposition annuelle devient tel que de plus en plus d'artistes souhaitent y exposer. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Enfin presque, car, une fois de plus, il faut déménager.

1996. C'est chose faîte, L'Atelier s'est installé dans le local que nous lui connaissons actuellement, derrière la caserne des pompiers. Le nombre d'adhérents croît toujours avec une moyenne de plus de 100 inscrits chaque année et une pointe de 156. Depuis 3 ou 4 ans l'Atelier a atteint sa vitesse de croisière avec 130 à 140 inscrits.

Revers de la médaille, la gestion d'une telle association et les expos deviennent de plus en plus lourdes à gérer : cent exposants voir plus... « Heureusement que techniquement nous avons des « hommes » déclare en rigolant la présidente. Il est vrai que dans ce petit monde essentiellement féminin, la gent masculine est encore rare. Mais ces dames savent bien les trouver quand elles en ont besoin.

C'est l'époque mémorable où le plaisir de travailler se conjuguait avec celui de passer ensemble de bons moments : les sorties, les carnavaux (un carnaval, des carnavaux. Non ?), les « Vamps », les soirées « 3ème mi-temps », « les passations de pouvoir ». Enfin, tout ça, c'est Josette qui le dit. Je sais, ça semble difficile à croire. Alors comme ça semble ne pas suffire elle ajoute : « On sait sérieusement s'amuser à l'atelier..."

Nouvelle étape dans la vie de l'Atelier : 2002. Josette de plus en plus sollicitée passe le flambeau de la présidence à Michel Naud. Michel s'entoure d'une équipe solide et dévouée.

Grand spécialiste du management Michel Naud convainc son bureau de passer à la vitesse supérieure : « qui n'avance pas recule ». La nouvelle équipe entreprend d'élargir, de restructurer l'Atelier, d'ouvrir les horizons et d'être intransigeant avec la qualité des cours distribués à l'Atelier. Des cours sont une nouvelle fois dédoublés, le nombre de participants limités pour en assurer la qualité. D'autres voient le jour, de nouveaux animateurs apportent un regard neuf, la gestion s'informatise, l'Atelier fait l'acquisition de nouveau matériel de cours et d'expo « pour nous simplifier la vie » dit le président. Un mini site internet est créé. Aujourd'hui la renommée atteinte par l'Atelier des Arts dépasse largement le cadre du canton voir, les limites du département. L'atelier est désormais ouvert tous les jours (sauf le dimanche) « pour une meilleure gestion et la satisfaction des inscrits. »


Et tout ceci grâce à... Marie Thérèse bien sûr, mais aussi à tous les autres, toutes celles et tous ceux que l'on n'a pas encore évoqués, et qui depuis des années se dévouent sans compter ni leur temps ni leur peine, toutes celles et ceux sans lesquels l'Atelier ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui : les divers membres des bureaux successifs, les adhérents qui répondent présents dès qu'on les sollicite et... les municipalités successives qui toutes ont fait et font encore le maximum pour soutenir l'Atelier en mettant à sa disposition les locaux et en assumant certains frais : chauffage et éclairage notamment.